En France, les enfants ont notamment une obligation alimentaire envers leurs parents. En revanche, rien ne les oblige à s’occuper d’eux en cas de perte d’autonomie. Pourtant, certains choisissent de les accompagner jusqu’à ce qu’un placement devienne incontournable. Quelles solutions existent et que dit la loi ? Réponse dans cet article.
La responsabilité des personnes âgées dépendantes
Quand les familles prennent en charge la dépendance des personnes âgées
Selon la loi française, une personne âgée qui devient dépendante est à la charge de ses enfants uniquement en cas de besoin financier. Si les personnes dépendantes ne peuvent pas financer leur perte d’autonomie, leurs héritiers sont donc tenus d’intervenir. En revanche, les enfants conservent la possibilité de choisir entre s’occuper eux-mêmes de leurs parents ou opter pour un placement en EHPAD.
La dépendance d’un senior vient s’ajouter aux responsabilités familiales et professionnelles.
Les enfants qui décident de s’occuper de leurs parents peuvent choisir par exemple :
- le maintien à domicile grâce à une présence régulière ;
- un hébergement à leur propre domicile.
Les familles qui prennent en charge la dépendance d’un senior sont considérées comme :
- des aidants familiaux ;
- des aidants informels.
Le rôle des aidants familiaux
En France, la moitié des personnes âgées dépendantes restent à leur domicile et reçoivent l’aide de leurs enfants ou d’une assistance de vie dépendance. L’auxiliaire de vie propose une prestation complète aux seniors, alternative à un placement en EHPAD. Pour financer cette solution, les seniors peuvent faire une demande d’allocation personnalisée d’autonomie (APA). Le montant de l’APA se détermine selon le degré de dépendance d’après la grille AGGIR. Elle permet de connaître le GIR, entre 1 et 6, un GIR 1 indiquant la plus forte dépendance.
L’autre moitié des personnes âgées vit chez un membre de sa famille (souvent un enfant, qui prend en charge le senior à temps plein) ou est placée dans un EHPAD.
Parmi les tâches qui reviennent aux familles prenant en charge la dépendance d’un senior, on retrouve :
- les courses, les sorties chez le médecin ;
- le ménage ;
- la lessive ;
- la préparation des repas ;
- l’aide à la prise de médicaments ;
- la gestion administrative ;
- les soins d’hygiène corporelle…
Lorsque les seniors bénéficient de l’APA, une majoration est prévue pour des dispositifs de répit ou en cas d’hospitalisation du proche aidant.
Placer une personne âgée dépendante
Quand le placement devient nécessaire
La perte d’autonomie des personnes âgées évolue. Parfois, la charge de la dépendance d’un senior est telle que les enfants ne peuvent plus assumer. Le placement devient nécessaire si les aidants familiaux :
- font face à des problèmes financiers ;
- rencontrent des difficultés au niveau de leur situation professionnelle ;
- sont dans l’incapacité physique de s’occuper de la personne dépendante (maladies, etc.) ;
- connaissent des tensions familiales.
Si l’état de dépendance d’un senior nuit à la vie des enfants qui l’accueillent, une demande de placement en maison de retraite devient indispensable.
Si le placement ne peut intervenir rapidement, un système d’aide à la personne est mis en place pour les tâches quotidiennes en attendant le placement.
Quand l’aide à domicile devient-elle nécessaire ?
Il arrive que les familles fassent appel à une assistance de vie dépendance. Cette aide à domicile devient nécessaire lorsque :
- les tâches de la vie quotidienne ne sont plus assurées ;
- le senior ne peut plus sortir ;
- la personne déprime ;
- son hygiène corporelle est négligée ;
- le senior ne peut plus se nourrir correctement.
Ménage, soins corporels, préparation des repas, … L’auxiliaire de vie accompagne les personnes qui, en raison de leur âge, ne peuvent plus accomplir tous ces actes quotidiens.
Qui décide ?
C’est le médecin, à la demande des enfants ou de l’entourage, qui décide :
- de la mise en place d’une aide à domicile ;
- de la nécessité d’un placement en établissement spécialisé.
L’évaluation de la perte d’autonomie sera faite à partir de la grille AGGIR. Plusieurs points seront analysés et une note sera donnée afin de connaître le niveau de dépendance (GIR 1 à 6) auquel appartient la personne âgée.
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En conclusion, la vieillesse engendre parfois une perte d’autonomie nécessitant l’intervention des familles. Toutefois, les enfants ne sont pas contraints par la loi française d’aider leurs parents. En revanche, ils ont une obligation alimentaire et doivent contribuer financièrement au maintien à domicile ou à un placement en établissement d’hébergement pour personnes âgées si le senior ne peut l’assumer seul. Des aides financent les seniors dont la santé décline grâce à une politique sociale développée. Par exemple, l’APA (allocation personnalisée d’autonomie) constitue une aide indispensable pour accompagner un senior modeste dans son maintien à domicile ou le paiement de l’hébergement en EHPAD.